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La jeunesse du Père Noël

Il était une fois, il y a très longtemps, un pays rempli de malheur, un pays où le froid était roi, où la faim était reine et où la tristesse était partout. Dans ce pays affreux, les enfants devaient travailler au fond des mines sales pour ramener du charbon pour se chauffer. L’un de ces enfants s’appelait Noël, il était gentil, généreux, il ne pensait qu’ à faire plaisir aux gens. Souvent il partageait son petit morceau de pain avec les plus malheureux que lui. Tout le monde l’aimait. Un autre de ces enfants s’appelait Léon, il était méchant, égoïste, ne pensait qu’à lui, il était aussi voleur, menteur et fouineur. Tout le monde le fuyait et avait peur de lui.

Un jour, Léon et Noël étaient en train de casser du charbon quand la pioche de Noël cogna sur quelque chose de très dur. Il frappa et frappa encore et soudain une boite plus brillante que le soleil, plus lourde que la terre et plus belle que la mer apparut. Noël un peu apeuré se cacha puis comme il ne se passait rien, il se rapprocha et ouvrit la boite. A peine eut-il touché au couvercle qu’une douceur extraordinaire envahit la mine, on s’y sentait bien, comme dans un lit un matin d’hiver. Une voix chaude et belle lui dit : « Merci petit garçon, j’étais emprisonné dans ce bloc de charbon depuis une éternité et tu m’as libéré. Merci, en cadeau tu peux me demander ce que tu veux. » Le petit garçon réfléchit, réfléchit encore et comme il ne trouvait pas d’idée assez généreuse qui puisse donner du bonheur à tout le monde, il demanda à la boite s’il pouvait lui donner sa réponse le lendemain matin.

Léon avait tout entendu, il regarda Noël disparaître et il ouvrit la boite. Lorsqu’elle lui demanda ce qu’il voulait, il répondit : « Je veux des montagnes d’or, des collines de chocolats, des voitures tirées par mille chevaux, des serviteurs pour chaque seconde, un château plus grand que la mer. »

Aussitôt dit, Léon se retrouva au milieu de tout ce qu’il avait demandé, il mangea, il nagea au milieu des pièces d’or, avec ses voitures à cheval, il renversa et éclaboussa les enfants qui jouaient sur son passage. Sa méchanceté et sa cruauté firent le tour du monde.

Sa soeur, Léonie, qui était plus gentille que lui avait pitié des autres enfants. Elle décida de reprendre la boite à Léon et de la donner à Noël. Il faut dire qu’elle était un peu amoureuse du gentil Noël et surtout furieuse contre son frère qui embêtait les autres enfants.

Noël décida que tous les ans à la même date, tous les enfants du monde seraient heureux, que ce jour là, aucune larme ne coule d’une joue d’enfant, qu’au matin chaque enfant trouve dans sa maison un peu de bonheur.

La voix de la boite, émue par toute cette générosité, décida que cet enfant vivrait jusqu’à la fin des temps et que chaque année pendant l’hiver, Noël amènerait du bonheur à chaque enfant de cette terre. C’est ainsi que l’enfant Noël devint le Père Noël. Puis fâchée contre Léon, elle décida que jusqu’à la fin des temps, Léon serait détesté par tous les enfants de la terre. C’est ainsi que l’enfant Léon devint le Père Fouettard. Et Léonie ? Elle se maria avec le Père Noël et devint la Mère Noël.

realisation